Truth is a Beautiful Thing – London Grammar | UK / 2017 [EN/FR]

There’s no need to be a multi-million album-selling diva such as Whitney Houston and Mariah Carey to have a recognisable voice among a thousand others. Hannah Reid’s voice is one of those voices that don’t leave you insensitive. After charming critics and audience in 2013 with their debut album If You Wait and its lyrical, minimalist and moving sound, London Grammar comes back with a new album which offers beautiful moments and brings a few new concepts.

As one of the members of the band said a few years ago, their music’s only real purpose is to highlight their leader’s incredible voice. Indeed, between The xx and Florence and the Machine – particularly on the track ‘Strong’ -, the dream pop and atmospheric melodies of the first album kept a respectful and low profile and sometimes resonate a shy piano, a soft guitar or a violin. The singer plays with the baritone and soprano possibilities of her vocal cords like an accordion to which musicality doesn’t need to be taught.

‘A twilight atmosphere, as a last existential dance at the end of a Caribbean party, reminding us of Arcade Fire’s ‘Neighbourhood #3 (Power Out)’ and ‘Haiti’

In this second outing, poetically named Truth is a Beautiful Thing, London Grammar seems to get even more inspired by divas with extraordinary voices from the 80s and 90s, for example in the opening track ‘Rooting For You’ which could have been sung by Céline Dion or Barbra Streisand in a musical of those days. Their trip-hop side couldn’t really be heard on their previous album – ‘Metal & Dust’ and ‘Flickers’ being exceptions. In TIABT, hints of EDM can be heard in the lyrics as well as in the melodies, proving the new clubbing ambitions of the band, and the epic bitterness of ‘Non Believer’ confirm they already master it. ‘Wild Eyed’ and ‘Oh Woman Oh Man’ also introduce this change perfectly, and we can find in the latter a twilight atmosphere, as a last existential dance at the end of a Caribbean party, reminding us of Arcade Fire’s ‘Neighbourhood #3 (Power Out)’ and ‘Haiti’, also present in the single ‘Big Picture’.

The Brits, who managed to get noticed with their mind-blowing cover of Kavinsky’s ‘Nightcall’, made famous by the fascinating Drive in 2011, stay in their comfort zone albeit with some new tools brought in. The album sounds clean but features hypnotising pads as if we were in a London club, floating during the early hours of the day and, after a few drinks, music inebriating you, its shapes becoming blurry, weeping, and giving the impression of not belonging to the touch-sensitive world around us anymore. However, their second opus doesn’t lack majestic songs, found in the very mature ‘Hell to the Liars’ whose post-rock-like progressive intensity shows that the band is aiming for a multi-faceted sound which holds good surprises for the future.

‘We find here a young woman franker, more assertive, and ready to deal with the demons she had formerly accepted without objecting’

The observer posture of the debut album doesn’t really appear anymore, and from now on, Hannah Reid stands proud on the dancefloor of her life, ready to shake until she understands its meaning. Getting close to a CHVRCHES-like sound, we find here a young woman franker, more assertive, and ready to deal with the demons she had formerly accepted without objecting, particularly in the aggressive and joyous ‘Bones of Ribbon’.

The omnipresent drums bring coherence to the whole album, the same way their rarity did on the previous album. They reflect its personality, less introverted, and the openly admitted ambitions of the band. The eponymous track concluding the album, coming back to a simple and intimate voice-piano, shows that this brand new energy isn’t negative, but, on the contrary, tries to free itself from frustrations to make a fresh start.

***

Two tracks to remember: ‘Hell to the Liars’ and ‘Rooting for You’

70%

Nul besoin d’être une diva aux dizaines de millions de disques vendus telles que Whitney Houston ou Mariah Carey pour posséder une empreinte vocale reconnaissable parmi des milliers. La voix d’Hannah Reid est l’une d’entre elles. Après avoir bluffé la critique et le public en 2013 avec leur premier album If You Wait au style lyrique, minimaliste et touchant, London Grammar revient avec un nouvel album qui offre de beaux moments et apporte un peu de neuf.

Comme le disait l’un des membres du groupe il y a quelques années, la musique qu’ils écrivent n’a dans le but que mettre en valeur l’incroyable voix de leur leader. En effet, à la croisée des chemins entre The xx et Florence and the Machine – particulièrement sur le morceau ‘Strong’ -, les mélodies dream pop et atmosphériques se font discrètes et respectueuses, tantôt un timide piano, tantôt une guitare ou un violon résonant en douceur. La chanteuse joue avec les possibilités baryton et soprano de ses cordes vocales tel un accordéon à qui la musicalité n’a pas besoin d’être enseignée.

‘Une ambiance crépusculaire, une dernière danse existentielle à la fin d’une soirée caribéenne, n’étant pas sans rappeler ‘Neighborhood #3 (Power Out)’ ou ‘Haiti’ d’Arcade Fire’

Dans ce second opus poétiquement appelé Truth is a Beautiful Thing, London Grammar semble encore plus prendre ses inspirations dans les chansons à voix des années 80 et 90, à l’exemple de l’ouverture de l’album ‘Rooting For You’ qui aurait pu être chanté par Céline Dion ou Barbra Streisand dans une comédie musicale de l’époque. Le côté trip-hop du groupe n’apparaissait pas vraiment dans le album précédent – ‘Metal & Dust’ ou ‘Flickers’ étant des exceptions. Ici, des relents d’EDM se font entendre aussi bien dans les paroles que dans les mélodies, prouvant les nouvelles ambitions dansantes du groupe. ‘Wild Eyed’ et ‘Oh Woman Oh Man’ introduisent ce changement parfaitement, et l’on retrouve dans ce dernier morceau une ambiance crépusculaire, une dernière danse existentielle à la fin d’une soirée caribéenne, n’étant pas sans rappeler ‘Neighborhood #3 (Power Out)’ ou ‘Haiti’ d’Arcade Fire, surtout dans le single ‘Big Picture’.

Les britanniques, qui ont aussi su se faire remarquer avec leur reprise planante de ‘Nightcall’, morceau de Kavinsky popularisé par le fascinant Drive en 2011, reste dans leur zone de confort qui a malgré tout été gratifiée de quelques nouveaux outils. L’album sonne propre mais les nappes électroniques sont hypnotisantes, comme si l’on se trouvait dans un club londonien, flottant aux petites heures de la nuit et que, après quelques verres, la musique enivre, ses contours deviennent flous, suitants, et donne l’impression de ne plus faire partie du monde tactile qui nous entoure. Cependant, les morceaux majestueux ne manquent pas à ce deuxième effort, comme le très mature ‘Hell to the Liars’ dont la montée en puissance aux tendances post-rock montre que le groupe se dirigent vers un son à multiples facettes qui réserve de belles surprises pour le futur.

‘On retrouve une jeune femme plus affirmée, plus franche et qui est prête à en découdre avec les démons qu’elle avait acceptés sans rechigner auparavant’

La posture observatrice du premier opus n’est plus de mise, et désormais, Hannah Reid se tient debout sur la piste de danse de sa vie, prête à bouger jusqu’à en comprendre son sens. Se rapprochant d’un son à la CHVRCHES, on retrouve une jeune femme plus affirmée, plus franche et qui est prête à en découdre avec les démons qu’elle avait acceptés sans rechigner auparavant, notamment dans l’agressif et jouissif ‘Bones of Ribbon’.

Les percussions presque omniprésentes apportent à l’ensemble une cohérence bienvenue, de la même la manière que leur rareté dans l’album précédent. Elles reflètent la personnalité de l’album, moins introverti, et les prétentions plus assumées du groupe. Le morceau éponyme concluant l’album, revenant à un simple piano-voix, ce que London Grammar savait faire de mieux dans leur premier album, démontre que cette énergie nouvelle n’est pas négative, mais cherche au contraire à se libérer des frustrations pour prendre un nouveau départ. 

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Deux morceaux à retenir: ‘Hell to the Liars’ et ‘Bones of Ribbon’

70%

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