Relaxer – Alt-J | UK / 2017 [EN/FR]

It can be frustrating to have the feeling that we live in a time where artists can’t invent new genres or create interesting structures, patterns and combinations. Electronic music has grown exponentially as a genre over the past decades and, after evolving from pure, experimental electronic music such as Kraftwerk in the 70s, combined successfully with hip-hop leading to bands like Prodigy, it has now reached indie circles and become trendy as technology has become a very powerful medium.

Alt-J belongs to the new generation of people who learned to use computers for daily but also artistic communication. Their music influences are impressively diverse because music has never been so accessible, and the Internet gold mine is responsible for that. There is no way to define their music with clear keywords. It is everything at the same time. Their 2012 debut album An Awesome Wave, which has received widespread critical acclaim, featured so many genres that I will only mention a few of them: electronic, dubstep, folk, pop and post-rock. While a song like ‘Something Good’ with its tribal percussions, smooth folk guitars and ghostly high-pitched vocals created a mix between The Shins and Bon Iver, ‘Fitzpleasure’ featured religious choir singing coupled with violent sounds reminding of The Chemical Brothers and Aphex Twin, but you could also find on ‘Taro’ post-rock vibes in its screaming guitars with obsessive rhythm which created a sort of repetitive trance.

‘Surrounded by the same geeky, macabre and sometimes uplifting lyrics that Joe Newnam enjoys so much, the shortened tracklist has grown more progressive, adult and even more tortured.’

The band followed the same aesthetics on their second album but introduced new Asian influences, as well as bluesy anthems such as ‘Left Hand Free’ and its Black Keys/Jim Jones Revue aggressive riffs. The bucolic atmosphere became darker, more spiritual even if you could still feel the Fleet Foxes influences flying around. The listener would still walk in a forest, which would sing them stories about past times no one wanted to hear about, while the animals would joyfully invite them to come and join their group, but something about it wouldn’t seem natural anymore, and they would walk back from it, charmed, but disturbed, this typical feeling you get when you watch shows such as Twin Peaks.

However, the band is trying something different on this new album Relaxer. Surrounded by the same geeky, macabre and sometimes uplifting lyrics that frontman Joe Newnam enjoys so much, the shortened tracklist – only eight songs – has grown more progressive, adult and even more tortured. Fascinated by cynical deaths and impossible loves, the leader of the band hasn’t lost anything of his fondness for puns, double-entendre, references, and the stories he tells are even more fascinating and mysterious. This third album opens with ‘3WW’ and its guitar that reminds of The Beatles’ ‘With And Without You’ and lyrics that tells a modern and alternative version of ‘Norwegian Wood’.

‘Furthermore, the cleverness of the storytelling can be drowned by the profusion of effects, layers, and samples, and feel quite opaque.’

The basics remain and we find the classic Alt-J-type hit ‘In Cold Blood’, with inventive mechanical, hip-hop style, the ‘Breezeblocks’ and ‘Left Hand Free’ of this new release, except that the virtuosity and talent of the band explodes in your face and confirms the fact that, instead of lacking inspiration after two albums, the boys from Leeds managed to create another ultimate Alt-J song, the band that sounds like no other. The Brits don’t write songs in which you recognise yourself but manipulate popular culture, powerful images, and recklessness with brio. However, the experimental and inaccessible side of the album creates a distance with the audience and struggles to involve them in the world they have created.

On top of that, Relaxer shows its frustrating side in the absence of real coherence in its progression, which was a real asset on their previous album This Is All Yours. Furthermore, the cleverness of the storytelling can be drowned by the profusion of effects, layers, and samples, and feel quite opaque, even if some tracks such as ‘Adeline’ bring a welcome breeze of fresh air thanks to its simplicity. Even though the presence of ‘Last Year’ and the beautiful intimacy of its two-voice structure narrates a moving sequel to ‘Warm Foothills’, the underlying theme becomes blurry and less pleasurable, which leaves the listener with a certain feeling of incompletion when the last note of the pastoral, witchy, Wales-glorifying ‘Pleader’ rings.

Despite these imperfections and the relative disappointment, this third album is a sensible progression, features some fantastic moments that you will not find anywhere else, and confirms that the band still possesses great ideas that they will hopefully bring to life in their eventual future album.

***

Two tracks to remember: ‘In Cold Blood’ and ‘Last Year’

57%

Il peut être frustant d’avoir le sentiment de vivre une époque où les artistes ne peuvent plus inventer de nouveaux genres ou créer des structures, formes et combinaisons intéressantes. La musique électronique s’est développée grandement en tant que genre musical au cours de ces dernières décennies et, après avoir évolué de musique électronique pure et expérimentale telle que Kraftwerk dans les années 70, s’être accouplée avec succès au hip-hop amenant des groupes tels que Prodigy, elle a désormais atteint les cercles indépendants, devenant à la mode alors que la technologie est devenue un médium très puissant.

Alt-J appartient à la nouvelle génération qui a appris à se servir d’ordinateurs communiquer quotidiennement mais aussi artistiquement. Leurs influences musicales sont incroyablement variées car la musique n’a jamais été aussi accessible, et la mine d’or qu’est l’internet en est responsable. Il est impossible de définir leur musique avec de clairs mots-clés. C’est tout à la fois. Leur premier album An Awesome Wave sorti en 2012, qui a reçu un accueil critique unanime, touche à tellement de genres différents que je ne vais en mentionner que quelques-uns : électronique, dubstep, folk, pop et post-rock. Alors qu’une chanson telle que ‘Something Good’ et ses percussions tribales, sa douce guitar folk et ses chœurs aigus et fantomatiques créent un mélange entre The Shins et Bon Iver, ‘Fitzpleasure’ utilise des chants de chorale religieuse avec des sonorités violentes rappelant les Chemical Brothers ou Aphex Twin, mais vous pouviez aussi trouver des éléments post-rock dans ‘Taro’ et ses guitares criantes et son rythme obsessionnel qui crée une sorte de transe répétitive.

‘Supportées par les mêmes paroles tantôt geek, macabre ou parfois inspirantes qui sont particulièrement chères à Joe Newman, le court album s’est transformé en quelque chose de plus progressif, adulte et encore plus torturé.’

Le groupe continue avec les mêmes choix esthétiques sur leur deuxième album mais introduisent de nouvelles influences asiatiques, aussi bien que des hymnes aux inspirations blues tels que ‘Left Hand Free’ et ses riffs agressifs à la Black Keys ou Jim Jones Revue. L’atmosphère bucolique devient plus sombre, plus spirituel même si une certaine innocence venant des Fleet Foxes volette toujours autour. L’auditeur se balade toujours dans une forêt qui lui chante des histoires sur des temps passés dont personne ne veut se souvenir, tandis que les animaux l’invite gaiement à les joindre, mais quelque chose n’a plus l’air aussi naturel qu’auparavant, ce qui le pousse à rebrousser chemin, charmé mais dérouté, cette sensation typique que l’on a en regardant Twin Peaks s’étant emparé de lui.

Cependant, le groupe essaie d’innover dans leur nouvel album Relaxer. Supportées par les mêmes paroles tantôt geek, macabre ou parfois inspirantes qui sont particulièrement chères à Joe Newman, le court album – seulement huit morceaux – s’est transformé en quelque chose de plus progressif, adulte et encore plus torturé. Fasciné par les morts cyniques et les amours impossibles, le leader du groupe n’a rien perdu de son amour pour les jeux de mots, phrases à double sens et références obscures, et les histoires qu’il raconte sont encore plus fascinantes et mystérieuses. ‘3WW’ ouvre le bal et sa guitare rappelle le ‘Within and Without You’ des Beatles, ses paroles quant à elles décrivent une version moderne de ‘Norwegian Wood’.

‘De plus, l’intelligence du conteur est noyée par une profusion d’effets, de couches superposées, de samples, et donne une impression d’opacité.’

Les fondamentaux se sont pas chamboulés et on trouve avec plaisir le hit Alt-J par excellence avec ‘In Cold Blood’, avec son styles mécanique et hip-hop, le ‘Breezeblocks’ et ‘Left Hand Free’ de ce nouvel opus, excepté le fait que la virtuosité et le talent du groupe vous explose à la figure, et confirme le fait qu’au lieu de manquer d’inspiration après deux albums, les garçons venant de Leeds réussissent à créer une autre morceau qui porte l’ultime patte Alt-J, le groupe qui ne ressemble à personne. Les britanniques n’écrivent pas des chansons dans lesquelles l’on se reconnait, mais manipule la culture populaire, les puissantes images, et l’imprudence avec brio. Cependant, le côté expérimental et inaccessible de l’album crée une distance avec les auditeurs et a du mal à les emmener dans ce monde qu’ils ont créé.

De plus, Relaxer révèle son côté frustrant dans l’absence de réelle cohérence dans sa progression, ce qui était une vraie qualité dans leur précédent album This Is All Yours. De plus, l’intelligence du conteur est noyée par une profusion d’effets, de couches superposées, de samples, et donne une impression d’opacité, même si certains morceaux comme ‘Adeline’ amène un vent frais bienvenu grâce à sa simplicité. Même si la présence de ‘Last Year’ et sa belle et intime atmosphère de sa structure à deux voix peut être considérée comme une suite à ‘Warm Foothills’, le thème sous-jacent devient indiscernable et moins agréable, ce qui laisse l’auditeur avec une impression d’incomplétude lorsque la dernière note du bucolique, bizarre ‘Pleader’ et son ode au Pays de Galles retentit.

Malgré ces imperfections et cette déception relative, ce troisième album est une progression qui fait sens, vous fera vivre certains moments que vous ne trouverez nulle part ailleurs, et confirme que le groupe possède toujours une panoplie d’idées qui, je l’espère, prendront vie dans un éventuel album futur.

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Deux morceaux à retenir: ‘In Cold Blood’ et ‘Last Year’

57%

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